Mes livres et moi


Elixir

 Du XIIIème siècle. emprunté à l'arabe "al iksir" "la pierre philosophale", lui-même emprunté au grec "kséron", "médicament à base de poudres sèches".

Il est d'abord employé dans le vocabulaire de l'alchimie, au XVIIème siècle.  au sens de "préparation médicamenteuse".

Son sens figuré "quintessence d'une chose" date du XIXème siècle.

On retrouve ce nom dans ce quatrain de Baudelaire:

"Je préfère au constance, à l'opium, au nuits,

L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane;

Quand vers toi mes désirs partent en caravane,

Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis."

XXIV - Sed non satiata ,

Speen et Idéal,

Les Fleurs du Mal (1857), 

Charles Baudelaire.



Aujourd'hui, je glane "homélie" dans Les Hauts de Hurle-Vent

 « homélie »  mot du XIIème siècle,

emprunt au latin « homelia »,

du grec « homilia »,  « réunion »,

puis « entretien familier » ;

au XIXème siècle au sens figuré « discours moralisant, ennuyeux ».


"campanule" glané dans Les Hauts de Hurle-Vent, E. Brontë

 "Campanule" Mot du XVIIème siècle, emprunté au latin médiéval campanula, petite cloche,

 spécialisé comme terme de botanique.

"campanile" du XVI ème siècle emprunt à l'italien campanile "tour batie auprès d'une église" puis "clocher" dérivé du latin tardif campana "cloche". 

En ancien français campane.

"Il y a là-haut une petite fleur, le dernier bouton  de cette multitude de campanules qui en juillet couvraient d'un brouillard lilas ces degrés gazonnés. Voulez-vous grimper et la cueillir pour la montrer à papa?"  (chapitre XXII, Les Hauts de Hurle-vent, E. Brontë)