Mes livres et moi


Tout ce que j'aimais, Siri Hustvedt

Comme j'ai aimé ce roman! Je regardais l'émission LA GRANDE LIBRAIRIE et Siri était invitée avec Paul Auster. Une émission exceptionnelle ce jour-là de par la présence de ces deux invités...fascinants. Un couple d'écrivains éblouissants!

Siri évoqua alors son roman Tout ce que j'aimais et j'ai tout de suite été intriguée par la manière dont elle le présentait. Ce roman avait l'air de compter à ses yeux. Elle ne mentionna alors que la partie artistique et le travail que cette écriture avait pu représenter.

L'histoire se déroule à New York dans les années 70. Deux couples d'artistes se fréquentent, se lient d'une forte amitié et s'installent dans des appartements voisins afin d'être toujours ensemble.

La vie va frapper chacun des deux couples dans toute sa férocité. Vous suivez vingt années de leur existence. 

Au-delà de la narration que j'ai trouvée bouleversante, l'écriture et la traduction sont une réussite. On entre dans la conscience de Léo. On vit avec lui. Nous sommes touchés par tout ce qui gravite autour de lui. J'ai été saisie, happée, attristée, écoeurée et même apeurée!

Une palette complète d'émotions se dessine au fil des pages. Je n'ai pu quitter ce roman, complètement habitée par les personnages. Personnages qui me semblaient vrais, réalistes, accessibles.

Enfin, j'ai adoré pénétrer dans ce monde d' artistes. L'oeuvre regorge de références, de tableaux, d'échos, de clins d'oeil. On y discute art et création, on assiste à des conversations passionnantes, à des échanges d'une richesse inouie. Siri Hustvedt est un écrivain incroyable qu'il vous faut découvrir! 



Sous X, Yza Dambressac, Les Presses Littéraires

Coup de coeur littéraire et humain.

      Quand l'autrice est une amie résidant à l'autre bout du globe qui vous emporte de sa plume, vous ramène à vos racines, le Sud de la France tout en s'appropriant les lieux pour les mettre en scène, vous ne pouvez résister au plaisir de retrouver sa voix. En la lisant, j'ai toujours l'impression de recouvrer une proximité, de dissiper toute distance.

      Ce thriller se déroule en Catalogne du nord,  cadre pittoresque qui nous invite à une plongée régénérante mais ce sera sans compter sur un prédateur, non loin de vous. Nous suivons Irène de Franqueville qui enquêtera pour donner un sens à de macabres découvertes dans la région. 

     Dès l'incipit, Yza Dambressac exprime le désir de vivre, la soif de liberté! On entre en contact d'une héroïne ayant été brimée, dont le feu s'était éteint et qui s'apprête à arpenter la vie.

    Ce qui caractérise l'écriture de ce roman, c'est son énergie. Dès les premières lignes vous vous sentez comme transportés et vous recevez à votre tour un flot énergisant. Laissez-vous emporter par le souffle de cette tramontane littéraire!


Ce pays qui te ressemble, Tobie Nathan, Editions Stock Une poésie de l'Egypte. Superbe fresque egyptienne lue en 2016. Vous vous retrouvez transportés de tableaux poétiques en tableaux sensuels, parfumés et musicaux. Une certaine écriture frénétique peut de temps à autre vous surprendre. Mysticisme, religions, croyances populaires ornent cette épopée où s'entremêlent quêtes spirituelles, quêtes charnelles et amoureuses. Une quête de soi aussi et la recherche d'un sens à trouver dans un pays traversé par de multiples tumultes parcourent le roman. Zohar et Masreya, un couple inaccessible, impossible, symbole de tous les proximités tentées de cette oeuvre.


"Dans une prose acérée, l'écrivain métis dit le dégoût et le rejet, la honte et le chômage, l'alcool et la violence." L'express. Ce livre est bien plus pour moi qui suis profondément amoureuse de la Nouvelle-Zélande. Un portrait du peuple maori qui saisit et qui attriste souvent au fil de la lecture. Un sentiment d'impuissance vous serre parfois mais avant tout un désir de mieux comprendre ce peuple guerrier privé d'héroïsme. Une sorte de fatalisme nourrit le roman, une irrésolution. Un manquement, une impossibilité. Suivre Beth a été un grand enseignement sur la force, le courage mais aussi l'illustration de la dureté, de l'amertume, de la résignation.


Lu après avoir découvert cette femme dans l'emission La Grande Librairie fin Août début septembre 2018. Je me souviens avoir été touchée, transpercée par les mots de cette femme d'Histoire. Cette femme à la chevelure flamboyante. J'ai tout de suite ressenti un besoin impérieux de la lire. Envie de la lire et de la garder près de moi. La laisser me livrer son enseignement. J'avais à peine son livre entre les mains que j'apprenais son récent décès. A peine rencontrée, tu es partie. Heureusement Marceline, tes écrits te rendent immortelle et tu continues à vivre en nous.


Un récit de vie, d'expériences, un témoignage mêlé d'aventures que j'ai trouvé vraiment très inspirant! Vous pouvez suivre Ludovic sur sa page facebook. Lire ce roman est une immense invitation au voyage mais aussi au partage, à la prise de risque parfois mais avant tout, à la VIE elle-même!


Un livre que j'ai vraiment apprécié, lu l'an passé. Une lecture surprenante avec quelques scènes qui glacent. Des passages oppressants . Une ambiance souvent lourde et pesante. Premières lignes: "Le bébé est mort. Il a suffi de quelques secondes. Le médecin a assuré qu'il n'avait pas souffert. On l'a couché dans une housse grise et on a fait glisser la fermeture éclair sur le corps désarticulé qui flottait au milieu des jouets."